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Maladies de la prostate
Hypertrophie bénigne de la prostate
Cancer de la prostate
Prostatite

Inflammation de la prostate le plus souvent liée à un infection par une bactérie

Il s’agit :

- soit d’une prostatite aiguë en rapport avec une infection des urines ou avec une infection génitale (urètre, testicules) : il est URGENT de CONSULTER.

- soit une prostatite chronique parfois en rapport avec une infection. Bien que moins urgente, il est nécessaire de consulter dans les 10 jours.

Le traitement consiste à recevoir un antibiotique prescrit par le médecin après une analyse d’urine (ECBU : Examen Cytobactériologique des Urines) pendant plusieurs semaines.

* Signes d’une prostatite aiguë :

  - fièvre +/- frissons d’installation rapide (quelques heures)

  - mictions parfois plus difficiles et plus fréquentes

  - douleurs et brûlures à la miction

  - douleur périnéale (entre anus et bourses)

 Parfois atteinte génitale associée :

   - écoulement et douleur de l’urètre

  - infection du testicule (gros testicule douloureux)

* Signes d’une prostatite chronique :

  - difficultés à uriner (depuis des semaines)

  - pesanteur/douleur périnéale (entre anus et bourses)

  - parfois atteinte génitale associée

      . Urétrite (écoulement urétral permanent ou récidivant entre les mictions

      . Infection du testicule (testicule sensible)

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Pour évaluer votre gêne, vous pouvez utiliser le score IPSS

(International Prostate Symptom Score)

 

   Avec l’âge (rarement avant 40 ans), la prostate (volume moyen de 20 cm3 ou gramme) peut augmenter progressivement de volume et entraîner une gène de la miction.

   Néanmoins, les troubles ne sont pas totalement corrélés au volume de la prostate. Une petite prostate peut occasionner une gène importante, et, à l’inverse, une grosse prostate peut n’engendrer aucun signe.

   En cas de gêne, les symptômes possibles sont de deux types qui peuvent être associés :

- difficultés à uriner (dysurie) : nécessité de pousser pour uriner

- irritation vésicale : mictions trés fréquentes (pollakiurie), nombreuses mictions la nuit (nycturie)

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vous pourrez apporter votre score de gène IPSS

à votre médecin traitant ou à l’urologue que vous verrez en consultation

   En cas de signes évocateurs d’hypertrophie bénigne de la prostate, votre médecin et/ou l’urologue pratiqueront un toucher rectal pour évaluer le volume de votre prostate, apprécier sa consistance et rechercher des anomalies.

   Examen non douloureux, il est pratiqué avec un doigtier enduit de vaseline.

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TR en position dorsale

   A l’issu de l’examen clinique il vous sera parfois prescrit une échographie de la prostate par voie sus-pubienne pour préciser son volume et surtout rechercher s’il existe encore un volume important d’urine dans la vessie après que vous ayez fini d’uriner (résidu post mictionnel).

   Le traitement de l’hypertrophie de la prostate peut être médical (gène modérée) ou chirurgical (gêne importante) en fonction de la sévérité de la gène et du volume de la prostate :

   - le traitement médical, souvent prescrit au début lorsque les symptômes sont moyennement gênant, fait appel à trois types de médicaments qui sont parfois associés :

        . la phytothérapie (Permixon®, Tadénan®),

        . les alphabloquants (Xatral®, Zoxan®, Omix®, Josir®, Mecir®, Omexel®, ...)

       . les inhibiteurs de la 5α réductase (Chibroproscar®, Avodart®)

   - le traitement chirurgical, destiné aux formes évoluées ou lorsque le traitement médical est inefficace, fait appel à différentes techniques qui vous seront expliquées par l’urologue et proposé selon le stade de votre maladie :

       . Résection endoscopique de prostate

       . Adénomectomie

        . Traitement au laser

       . Radiofréquence (thérapie Prostiva®)

Ces trois maladies sont différentes mais peuvent parfois être associées

   Ainsi, en l’absence de symptôme, le dépistage du cancer de la prostate repose sur la proposition par votre médecin traitant, après discussion avec vous, d’un dosage sanguin du PSA total.

   Un toucher rectal sera aussi fait pour dépister un cancer pouvant déformer la glande ou de rares cancers palpables à PSA normal.

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Nodule prostatique au TR

   En cas d’anomalie au TR, ou si le taux de PSA est confirmé (2 dosages) comme anormal (> 3-4 ng/ml), une consultation auprès d’un urologue est nécessaire pour discuter la réalisation de biopsies de la prostate.

   Car, d’autres affections de la prostate peuvent modifier le taux de PSA (infection, prostate volumineuse, ...) et la décision des biopsies dépend donc de l’urologue.

Actuellement, TR et PSA sont proposés par les médecins à partir de 50 ans ou 45 ans en cas de cas de cancer de la prostate dans la famille

   Les biopsies de la prostates sont réalisées sous contrôle échographique par voie trans-rectale après une anesthésie locale.

   L’analyse des tissus prélevés à l’aiguille permettra d’affirmer ou non la présence d’un cancer et son degré d’agressivité (score de Gleason).

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Prise de sang

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Sonde d’échographie
Guide et aiguille de biopsie

   En cas de cancer avéré, plusieurs décisions sont possibles

et discutées avec vous :

- surveillance du PSA (cancer peu agressif) ; le but est de différer un traitement non encore indispensable ;

- bilan complémentaire (recherche une forme plus évoluée ou une diffusion du cancer hors de la prostate ) : IRM prostatique, scintigraphie osseuse, curage ganglionnaire, ...-

- traitement curatif  (forme localisée mais potentiellement agressive) ;

 

- les traitements curatifs (éliminent le tissus cancéreux) :

. la prostatectomie radicale : ablation chirurgicale complète de la glande ;

. la radiothérapie externe : irradiation du tissus prostatique par des rayons venant de l’extérieur et concentrés sur la glande ; seule ou associée à une hormonothérapie.

. la curithérapie : irradiation de la glande en introduisant sous échographie des particules radioactives qui seront éliminées progressivement par les urines ;

. les autres traitements (en évaluation ou pour des cas très précis : cancers localisés peu agressifs) : ultrasons focalisés de haute densité (nécrose par      coagulation) ; cryothérapie (nécrose tumorale par le froid).

 

Traitements non curatifs (freinent de la maladie) :

- Le blocage hormonal par des médicaments bloquant l’action des hormones             masculines (testostérone) qui stimulent le cancer de la prostate.

Ces traitements administrés soit par voie orale (anti-androgènes), soit par                 injections sous cutanées (analogues de la LHRH), sont utilisés :

. soit seuls dans les formes de cancer ne pouvant pas bénéficier d’un           traitement curatif ; ils sont alors prescrits à vie avec parfois des arrêts                   temporaires ; ils augmentent la survie de façon très significative ;

. soit en cas d’échec du traitement curatif (rechute de la maladie)

- La chimiothérapie dans les formes évoluées avec métastases et évoluant malgré le traitement hormonal.

   Le cancer de la prostate augmente avec l’âge et est rare avant 50 ans. A l’inverse, des cellules cancéreuses existent dans la prostate chez presque tous les hommes très âgés de plus de 80 ans.

   Le plus souvent, le cancer reste localisé pendant des années dans la prostate avec une évolution très lente. Pendant cette période, aucun symptôme n’est visible.

   L’intérêt de faire le diagnostic pendant cette phase muette réside dans la possibilité de proposer un traitement curatif.

Mais les traitements proposés actuellement ont certains inconvénients non négligeables. De plus, certains cancers peuvent rester de nombreuses années sans réellement progresser et rester dans la prostate, sans conséquence pour la glande, et sans risque de dissémination dans l’organisme (métastases). Ces cancers peu agressifs peuvent n’être que surveillés.

   En revanche, si le cancer métastase, il n’est plus possible d’espérer une guérison par les traitements actuellement disponibles, mais seulement freiner l’évolution de la maladie par des traitement médicaux à prendre à vie.

La prostate est une glande entourant l’urètre au dessous de la vessie . Elle a pour fonction principale la production de liquide séminal qui est stocké dans les vésicules séminales et reçoit les spermatozoïdes testiculaires pour former le sperme qui sera expulsé par l’urètre lors des éjaculations.

Cette glande peut être touchée par trois grandes affections :

- l’infection  (prostatite)

- l’hypertrophie (hypertrophie  bénigne de la prostate)

- le cancer (adénocarcinome prostatique)

Prostatite - Cancer - Hypertrophie

Traitements

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