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Maladies du Rein

Les reins filtrent le sang et sécrètent l’urine qui contient de nombreuses toxines produites par le fonctionnement de l’organisme.

L’insuffisance rénale résulte d’une atteinte de cette fonction d’épuration par différentes maladies (hypertension artérielle, diabète, infection, ...)

Sans être initialement touchés dans leur fonctionnement, les reins peuvent être le siège de tumeur(s) parfois cancéreuse(s).

Tumeurs du rein

Les tumeurs du rein sont soit uniques, soit multiples :

- unique, il peut s’agir d’un kyste banal ou d’un cancer

- multiples, il peut s’agir de kystes isolés, parfois dans le cadre d’une maladie particulière appelée polykystose rénale, enfin, exceptionnellement de métastases d’un autre cancer.

Tumeur du rein

Le signe d’alerte est avant tout l’hématurie (présence de sang dans l’urine).

Un épisode  unique ne doit pas être négligé

Il faut donc consulter rapidement votre médecin en cas d’hématurie

Parfois ce sang n’est pas visible à l’oeil nu et est découvert lors d’analyse d’urine

D’autres signes  peuvent plus rarement révéler un cancer du rein souvent à un stade avancé (fatigue, amaigrissement, anomalies biologiques, ...)

Le diagnostic de tumeur (s) est fait grâce à l’imagerie médicale :

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- Echographie des reins

C’est l’examen de base qui permet le diagnostic initial nécessitant de poursuivre les investigations (scanner, biopsie, chirurgie)

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Tumeur

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- Scanner des reins

C’est l’examen qui permet de confirmer le diagnostic en permettant de préciser la nature de la ou les tumeurs. Il permet aussi de biopsier les tumeurs. Enfin, s’il s’agit d’un cancer, il précise s’il existe une extension de la maladie.

En cas de cancer certain, d’autres examens d’imagerie peuvent être demandés par le médecin : IRM, scanner thoracique, ...

Le diagnostic de certitude de la nature de la tumeur est apporté par l‘analyse de la tumeur après ponction-biopsie sous scanner ou après chirurgie du rein si celle-ci est décidée d’emblée

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Anatomopathologie tumorale

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Aspect macroscopique

(ablation du rein)

Aspect macroscopique

Le traitement consiste à enlever chirurgicalement la tumeur ou à la détruire en préservant le rein. L’ablation totale du rein touché par la tumeur est parfois nécessaire.

La chirurgie (néphrectomie) enlève la tumeur par ablation complète ou partielle du rein atteint. C’est le traitement le plus radical, incontournable pour les tumeurs évoluées

La destruction locale de la tumeur sans enlever le rein est possible dans certains cas, notamment quand la chirurgie est problématique ou  que la tumeur de petite taille. Différentes méthodes sont alors possibles :

- Radiofréquence : la tumeur est détruite par la chaleur  (nécrose par coagulation) grâce à une électrodes induisant un courant électrique de haute fréquence au sein de la tumeur. L’intervention est  réalisée sous anesthésie ambulatoire et s’effectue par voie percutanée, sous contrôle scannographique .

- Cryoablation : sur le même principe, la tumeur est détruite localement mais par le froid grâce à deux électrodes produisant une congélation de la tumeur qui se nécrose ensuite lors de sont réchauffement.

L’intervention réalisée sous anesthésie ambulatoire s’effectue par voie percutanée, sous contrôle scannographique .

Cryoablation et Radiofréquence sont des techniques récentes dites micro-invasives  (par opposition à la chirurgie). Elles restent en évaluation sur le long terme et comportent aussi un risque d’effets secondaires. Leur indications sont restreintes et ces techniques ne sont disponibles que dans certains établissements.

Tumeurs du rein
Insuffisance rénale
Polykystose rénale

D’autres traitements locaux sont possibles au cas par cas  (indications très restreintes) comme l’embolisation (obturation de l’artère nourricière de la tumeur).

DR : Pr E. de Kerviler (St Louis)

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Lié à la présence de nombreux kystes (tumeurs non cancéreuses) dans les reins et parfois d’autres organes (comme le foie), on distingue :

- la polykystose rénale autosomique dominante, la plus fréquente (1/1000). Non liée au sexe, elle touche autant l’homme que la femme.

Lors de la découverte d’un cas, l’un des 2 parents est forcément porteur de la maladie (mais peut n’en avoir encore jamais souffert).

Le diagnostic d’un cas entraîne  donc la recherche d’autres cas encore silencieux dans la famille et une consultation de conseil génétique.

L’affection se caractérise par l’apparition et le développement  plus ou moins rapidement de kystes dans le rein qui détruisent peu à peu sa fonction de filtration et entraînent l’apparition d’une insuffisance rénale  à plus ou moins long terme.

Après le traitement,  quel qu’il soit, une surveillance régulière sera faite par imagerie (Echographie ou IRM) pendant plusieurs années. En cas d’ablation d’un rein, la fonction rénale sera aussi surveillée par prise de sang (dosage de la créatininémie).

La maladie est longtemps silencieuse.

La découverte se fait  alors souvent fortuitement lors d’une échographie des voies urinaires  sans volonté de la rechercher.

La maladie peut se révéler par des douleurs lombaires,  parfois une colique néphrétique, des hématuries, des infections urinaires ...

Dans des formes évoluées, elle peut être découverte par la palpation de gros reins,  la survenue  d’une hypertension artérielle ou d’une insuffisance rénale chronique

Les reins peuvent être touchés par d’autres maladies : l’infection (pyélonéphrite) et maladie lithiasique (calculs rénaux)

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Le Diagnostic se fait par l’échographie qui montre de

gros reins polykystiques  et l’existence d’un contexte familial

mais avec l’âge, il est possible d’avoir quelques kystes

sans avoir de polykystose rénale héréditaire

Le Traitement comporte celui des complications possibles (infection urinaires, hypertension rénale) et de l’insuffisance rénale chronique qui s’aggrave progressivement pouvant conduire à la dialyse et à la transplantation rénale

Une atteinte d’autres organes est possible, en particulier une polykystose hépatique le plus souvent sans conséquence.

L’association avec des anévrisme des artères cérébrales est possible avec des risque d’hémorragie cérébroméningée.

- la polykystose rénale autosomique récessive est beaucoup plus rare et plus grave.

Les deux parents sont atteints partiellement de l’anomalie génétique mais qui  ne s’exprime pas du fait du caractère récessif. L’enfant d’un tel couple (statistiquement rare) sera touché s’il reçoit la totalité de l’anomalie génétique.

La maladie apparaît alors souvent dès l’enfance (parfois dés la naissance avec atteinte pulmonaire mortelle) et une polykystose hépatique associée est constante. Les complications sont de même nature que dans la forme dominante mais sont plus sévères et plus précoces (hypertension artérielle, d’insuffisance rénale, atteinte hépatique grave)

Au total, la polykystose rénale est une maladie surtout suivie par les néphrologues à cause de la prise en charge de l’hypertension artérielle associée, des infections urinaires et  de l’insuffisance rénale progressive.

L’insuffisance rénale est la perte de la fonction d’épuration du sang par le rein, ce qui empêche l’élimination des déchets liés au fonctionnement des cellules des  différents organes du corps.

Le rein participe aussi au maintien de la tension artérielle en gérant la quantité de sel contenu dans le sang et par la secrétion de substances de régulation  de la vasomotricité du sytème artériel.

L’insuffisance rénale  chronique est une maladie

faisant intervenir le néphrologue

Les causes de l’insuffisance rénale chronique sont multiples.

Les plus courantes sont les suivantes :

- l’artériosclérose (épaississement des paroi des artères entraînant une diminution de leur lumière) : elle est favorisée par le tabac, l’hypertension artérielle, le diabète, la consommation excessive de sel, hypercholestérolémie,  ..., l’âge et la génétique.

- les infections urinaires : répétées et parfois de façon peu symptomatique, elles peuvent détruire progressivement le tissu rénal.

- des médicaments toxiques  pour le rein : en particulier, les anti-inflammatoires utilisés de façon excessive et parfois de façon imprévisible chez des sujets sensibles

- des produits de contraste utilisés pour des examens d’imagerie diagnostique

- des maladies  particulières touchant directement le glomérule rénal

On distingue trois stades d’insuffisance chronique:

- débutant : surveillance régulière et corrections des facteurs  favorisant l’artériosclérose ; éviction de certains médicaments (anti-inflammatoires, ...)

- avancé : le rein fonctionne encore mais il est nécessaire de mettre en oeuvre des mesures diététiques strictes et l’introduction de certains traitements spécifiques

- terminal : nécessité de la dialyse ou de la transplantation rénale.

La fonction rénale est évaluée en pratique courante par :

- le dosage de la créatinine sanguine (créatininémie)

- le calcul de la clairance de la créatinine

Cryo-ablation

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